Ethologie appliquée à l'étude des cohabitations avec le Chat
Si la biologie de nos animaux est un domaine éclairé par la médecine vétérinaire, peu d'Ethologistes étudient le comportement de nos chiens et de nos chats.
Pour le moment, les quelques données scientifiques disponibles sur le sujet et les récentes découvertes se confrontent à des croyances anciennes, basées sur l'anthropomorphisme* où les mythes et les idées reçues sont tenus pour seules vérités.
Le Chat est souvent considéré comme un animal mystérieux, imprévisible, indépendant, territorial et commensal. Cette vision aspire à la méfiance et au respect des distances interindividuelles* ce qui peut paraître relativement compatible avec les besoins de certains chats.
Mais, de plus en plus de chats sont amenés à cohabiter avec les Humains de façon étroite et au sein d'un environnement clos (appartement ou maison sans accès libre vers l'extérieur). Ainsi, beaucoup de chats captifs sont dans l'impossibilité d'assouvir aux même leur besoin d'activité (qui peut être capital pour certains chats).
De plus, la proximité (promiscuité ?) Chat / Humain (faisant partie de 2 espèces différentes, faut il le rappeler ?) entraîne presque inévitablement des quiproquos. Ainsi, face à l'imcompréhension, les violences (physiques ou émotionnelles) ne sont pas rares. Plus inquiétant encore, certaines idées inspirées de la culture cynophile (hiérarchie basée sur des rapports dominant / dominé) semblent s'infilter dans les cohabitations avec le Chat ...
L'Ethologie appliquée à l'étude du comportement du Chat et du Chien et des relations qu'ils construisent avec leur environnement (Humains compris) peut tendre à :
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Améliorer le confort des chats et des chiens au sein de leur cohabitation avec les humains en leur proposant un modèle cohabitationnel plus respectueux de leurs besoins (évaluation du "bien être" et proposition de principes de bien-traitance) et de leur tempérament (prise en compte de l'histoire de l'animal, de ses compétences individuelles et des stratégies employées).
* anthropomorphisme : tendance à attribuer aux animaux des caractéristiques, façons et sentiments humains.
* distances interindividuelles : distances physiques (mesurables) qui s’établissent entre les individus.